PLAN DE CONTINUITE DES ACTIVITES
(Business Continuity Plan)

Soutenu le 29 mars 2004 (Promotion 31)

Robert KADOUCH, Consultant Indépendant
robert.kadouch@free.fr

 

Résumé du mémoire et du contexte du projet

La vulnérabilité des systèmes d'information dans le grand village qu'est Internet est un fait. L'économie de marché, dans un processus de globalisation exige toujours plus d'ouverture, de réciprocité et de confiance, et surtout de disponibilité.

Or il s'avère que la reprise d'activité en cas de sinistre est un sujet qui est, hélas, trop souvent, considéré par les décideurs comme "tabou", où relégué à des exercices budgétaires plus fastes.
Le CLUSIF ( enquête 2002 ) est éloquent : 30% seulement des entreprises ont mis en place un plan (non précisé BCP / DRP).
D'autres enquêtes aux Etats-Unis démontrent que 70% des entreprises, dépourvus de plan de reprise d'activité, ayant subis un désastre majeur de leur SI, cessent leurs activités dans les 2 années suivantes !

Un plan de reprise d'activité n'est pas qu'une "affaire de plomberie" loin s'en faut.
Une implication totale de la direction, est nécessaire pour la réussite de ce projet transversal, qui est en fait une gestion de crise. Des cultures d'entreprises, des baronnies seront mises à mal. Les acteurs pertinents doivent êtres identifiés, participer, et collaborer à un ensemble de procédures décrivant les actions à menées dans l'hypothèse d'une discontinuité des informations. Il est illusoire de vouloir tomber dans l'exhaustivité, en répertoriant tous les cas de discontinuité.

Le management aura soin de "faire vivre" le plan ainsi défini dans le cadre d'un cycle de vie (maintenance, exercice...etc.).
Ainsi identifiés, les risques à fortes probabilités, et, ayant un impact sévère sur le SI, doivent être minorés. Les pistes peuvent être :
- Les outils de Pro-Activité (par exemple, monitoring des applicatifs critiques)
- Cluster des Serveurs critiques sur site distant
- Intégration de SAN voir d'un NAS
- ...etc.

 

Interview de Robert Kadouch

IMI : ''Pourquoi ce sujet de mémoire et ce titre ?''
R Kadouch : ''Ce sujet de mémoire est un travail personnel. J'ai appliqué maints cahiers des charges, élaborés par des DSI, où le concept de reprise d'activité se cantonnait à une installation / amélioration de hardware. La dimension humaine était le laissé pour compte.
"Le Plan de continuité des activités" m'a semblé correspondre à l'exigence accrue en terme de disponibilité du SI.''

 

IMI : ''Quels étaient vos objectifs au moment du choix du sujet ?''
R Kadouch : ''Le but avoué était d'inciter les décideurs à une réflexion. J'ai voulu éviter tout dogmatisme sclérosant. J'ai particulièrement attiré l'attention sur la primauté humaine sur un projet aussi ambitieux que complexe.''

 

IMI : ''Quelle est aujourd'hui sa valeur ajoutée ?''
R Kadouch : ''Les recherches, lectures que j'ai entreprises ont indéniablement laissé des traces. Je regarde une entreprise volontiers comme un être vivant en quête de son homéostasie. J'ai pu appréhender des projets ayant trait à la gestion des risques applicatifs. J'attends de pied ferme une proposition de mise en place d'un BCP.''

 

IMI : ''Quels furent les points clés du mémoire et de la démarche poursuivie pour l'élaborer ?''
R Kadouch : ''Tout d'abord, je n'ai pas quitté l'IMI avec mon sujet en poche. J'ai avancé maintes pistes, mais aucunes ne me semblaient réellement probantes.

Le thème trouvé, fut soumis à M. BALANTZIAN, qui sollicita une vingtaine de feuilles de présentation (sous Power Point), et une "défense argumentée" de mon sujet. Ces Fourches Caudines posées, m'imposèrent un difficile travail rédactionnel. Exprimer une idée est une chose...mais la formaliser! Grand bien m'en prit. Lors de la présentation de la trame de mon mémoire, M. BALANTZIAN se fit "l'Avocat du Diable". Eprouvant certes, mais révélateur de mes failles argumentaires. Je tenais mon sujet. Il s'en suivi, une année durant, des échanges suivi de pistes de réflexions, qui m'incitèrent à restructurer mon mémoire.

Je souligne que la phase initiale qui consista en une présentation argumentée, fut sans conteste la plus ardue.''

 

IMI : ''Quel a été l'apport de l'IMI dans la réalisation de ce projet ?''
R Kadouch : ''L'IMI, par la qualité des intervenants m'a sensibilisé à la complexité des projets transverses, et surtout, par les positions contradictoires de certains, où j'ai compris qu'il n'existe pas de Vérité Absolu en matière de Management, donc de Gestion de projet.''

 

IMI : ''Comment comptez-vous concrétiser cette acquisition de connaissance en matière de management des systèmes d'information, dans l'art de diriger des projets complexes ?''
R Kadouch : ''Je concrétise cette acquisition de connaissance depuis les premiers cursus de l'IMI.
J'ai un regard différent sur les composantes humaines de l'entreprise, le type d'organisation, le style de management. Ce regard m'amène à comprendre plus facilement, être plus emphatique. Sens de l'écoute et du dialogue, est ma nouvelle approche projet.''

 

 

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